mercredi 10 septembre 2008
Une anecdote de Martine...
Allez-y Mesdames
On en parle beaucoup et on s’en plaint. Mais... on ne fait rien pour que cela change.
Mais si… Moi Martine, j’y ai fait quelque chose. Oh... pas un exploit ! Mais quand même un petit quelque chose dont je suis fière.
L’évènement s’est passé le samedi 30 août 2008, vers 13 h 30, à la station service de Vémars-est, sur l’autoroute A1, au nord de Paris, en direction de Lille-Bruxelles.
Nous étions en jour et heure de pointe évidemment. Nous avions avec difficultés trouvé une place de parking et nous terminions, Jean-Michel et moi, nos sandwiches jambon-salade.
L’enchaînement logique des évènements voulait qu’ensuite ce soit un pipi à la station service et un café soit au comptoir soit à la machine à pièces.
Nous faufilant au travers des voitures en stationnement et en évitant celles qui cherchaient où s’arrêter, nous arrivons à la station. Depuis qu’il est interdit de fumer dans ces endroits, l’odeur y est plus supportable. Pour les toilettes ? Pas la peine de chercher les panneaux indicateurs. Une longue file d’attente de femmes en indique toujours la direction.
- Tu vois... dis-je à Jean-Michel... c’est comme d’hab. Un monde fou chez les femmes et personne chez les mecs. Quel est l’architecte sensé qui changera cela un jour ?
J’estime à environ vingt ou vingt-cinq nanas celles qui attendaient devant la porte sans compter les autres déjà dans la salle.
Côté "Hommes", la porte s’ouvrait de temps à autre pour une entrée ou une sortie.
Ras le bol. Cette fois j’étais décidée à me bouger. Je demandais à Jean-Michel, mon garde du corps habituel, de regarder si les cabines étaient complètement fermées. Il regarda et m’assura qu’elles l’étaient. Mais il y avait une dame de service qui passait la serpillière et qui éventuellement pouvait refouler les intruses.
- Bon, j’y vais… Je m’y risque… dis-je à Jean-Michel. Je t’accompagne.
Et à deux en entrant nous nous trouvons devant cette dame de couleur. Mieux valait l’aborder avant toute chose.
- Excusez-moi Madame, mais il y a un tel monde côté "Femmes". Mon mari m’accompagne… Ca ne fait rien si je fais mon pipi par ici ?
Avec un fort accent martiniquais elle me rassura :
- Mais non Mahame… C’est idicule d’attendre dans le couloi quand il y a de la place pa ici. Vous ne isquez rien. J’y suis bien toute la jounée moi ! Et je ne me suis jamais fait violer. Mahie-Théhèse monte la garde…. dit-elle en brandissant son balai. Du moment que vous n’allez pas là-bas au fond chez les hommes, pas de poblèmes.
La salle comprenait cinq cabines fermées et derrière un mur au fond se tenaient les urinoirs masculins, ce mur évitait d’apercevoir inopinément un zizi de sortie.
Aucune des cinq cabines n’était occupée. J’avais donc même le choix.
Je pris mon temps pour me soulager. J’appréciai même particulièrement ce pipi en zone interdite. Je songeais en même temps à la tête des mecs qui m’avaient vue entrer et qui allaient me voir sortir. Un petit coup de kleenex soigneux, puis on remonte le slip et le jean et… on sort. Je comptais malgré tout sur la présence de Jean-Michel de l’autre côté de la porte. Je le vis qui revenait de la zone "urinoirs".
J’avais trois paires d’yeux sur moi, mais je m’en moquais. Il y avait sans doutes un fantasme dans chaque tête à ce moment là.
Nous avons pris le temps de nous laver les mains avant de sortir. Marie-Thérèse tout en promenant sa serpillière de droite à gauche renchérit :
- Mahame… dites à vos copines de veni pa ici. C’est idicule vaiment d’attendre. Dites leu que c’est moi qui le dit. Pas de poblèmes.
En sortant je transmis le message. Mon exemple et l’invitation durent être convaincants car aussitôt trois ou quatre femmes quittèrent leur file d’attente pour entrer chez les "Hommes".
La machine à café se trouvait en bout de file. Le gobelet de café à la main, je continuais à expliquer et à inviter mes consoeurs de misère à changer de porte. Plusieurs le firent pendant que j’étais là et ce fût des entrées et sorties incessantes de femmes chez les hommes. J'avais même droit à un sourire reconnaissant à chaque sortie.
Petite anecdote comme pour "La caméra invisible" : un homme qui paraissait pressé entra précipitamment et, se trouvant devant un groupe de femmes ressortit tout aussi vite en disant : "Oh…. excusez-moi". Puis, pris d’un doute il regarda la silhouette sur la porte, hésita, puis rentra à nouveau.
Je le vis ressortir peu après avec un sourire, presque un rire, il tint même la porte à une dame qui sortait elle aussi.
Je n’ai pas l’audace de Krys et de Hella. Mais dans de telles circonstances, il se pourrait qu’un jour je finisse par aller carrément vers les urinoirs masculins. Il m’arrive déjà de les fréquenter. Ils ne me font pas reculer quand je n’ai pas de témoin en dehors de mon "garde du corps" évidemment.
Sans être féministe outrancière et encore moins "chienne de garde" je m’élève à nouveau contre cette anomalie que l’on rencontre partout, et j’invite toutes les femmes à montrer leur frustration de cette manière.
S’il y a eu des acteurs ou actrices à cette scène qui liraient ce récit, qu’ils ou qu’elles se manifestent et donnent leur avis.
Allez… Bravo et merci Marie-Thérèse.
Commentaires
Bravo Martine!
Grand bravo Martine pour ton courage! Enfin une pure française qui ose braver ce que vous pensez être un interdit! Ce que vous pensez, car ce n'en est pas du tout un! La preuve, la préposée n'a rien dit et vous a même encouragée!!! Car vis à vis de la loi, on ne peut rien vous reprocher, vous utiliser une toilette et vous fermez la porte, donc pas d'exhibition ni autre reproche similaire! Nous faisons la même chose que toi fréquemment ma chère Martine, et généralement aussi avec mon mari. Et question lois, il en sait un bout...comme expert judiciaire,il cotoie les hommes de loi régulièrement, et à ce niveau, tout le monde peut confirmer qu'utiliser une toilette pour faire pipi est tout à fait légal et n'a rien de répréhensible en soi, et que séparer homme et femme est simplement une simple coutume, mais n'a rien de base juridique...d'ailleurs les nouvelles toilettes publiques sont unisexe! Alors courage mesdames, suivez l'exemple de Martine, ne torturez pas plus longtemps votre vessie archiepleine dans bien des cas et profiter de la place généralement disponible du côté du sexe qu'on qualifie, je ne sais pourquoi de "fort" pour mettre un terme plus rapide à la tension de votre bas ventre.
Encore bravo et j'espère que cette aventure osera te faire continuer comme nous Martine. Et si jamais tu recois une remarque, que ton mari n'aie pas peur, qu'il fasse comme le mien a parfois fait, à savoir demander l'article de loi qui interdit à une personne d'employer une toilette pour uriner! Tu verras la réaction et la stupéfaction de cette personne avec une grande langue! Bien le bonjour de Krys et Hella
Merci Krys
Je n'en attendais pas moi de toi.
C'est vrai tout est là: c'est une habitude sans plus.
Si on arrive à rompre cette habitude il n'y aura plus de problème. Voilà des années que l'on constate le déséquilibre entre Hommes-Femmes dans tous les lieux publics trés fréquentés et pourtant ça continue.
Un jour de colère ou d'urgence je suivrai Jean-Michel. C'est sûr.
Amitié à toutes les deux et à celles qui vont oser a partir d'aujourd'hui.
Martine
COME ON !
Continue, Martine ! On t'aime.
Salut
Et merci Frans.
Venant d'un homme tes encouragements me plaisent encore plus.
Mais où sont les nanas qui fréquentent ce blog? Rien à dire les filles? Jamais eu le même problème? Ou alors avez vous honte de dire que vous avez préféré faire la queue et attendre quitte à mouiller votre slip, plutôt que de faire comme moi? Allez les filles, toutes derrière moi!
Martine
Femme Chauffeur de Bus
Tout cela me fait penser à une femme, qui un soir a sonné à ma porte. (Histoire véridique)
il était environ 19h30, on sonne.
Je vais voir, il y avait là, une jeune femme d'environ 30 ans, une jupe bleue marine, des bas de couleur bleue (ce qui n'est pas très courant) et, des souliers noirs à bout carré. (Ce détail m'avait marqué)
- Excusez-moi de vous déranger, je suis chauffeur de Bus sur la ligne 7, pourrais-je utilsiser vos toilettes ?
- En quel honneur ? lui ai-je répondu.
- C'est-à-dire que je suis nouvelle sur cette ligne, j'ai pris mon service à 13h, j'ai roulé non-stop tout l'après-midi et.... j'ai très envie de faire pipi.
-Tout ça est bien gentil, vous me racontez votre vie, mais je ne fais pas Toilettes Publiques.
- Je me permet d'insister, ça fait 2 heures que je me retiens.
- Non, vous dis-je.
En refermant ma porte, elle avait l'air désespérée. Je l'ai ensuite discrètement observé par la fenêtre du salon. Elle a rejoint son Bus, dont le moteur tournait. Puis elle a démarré.
Je m'imagine cette jeune femme dans son bus, en proie aux difficultés de la circulation à cette heure de la journée, assise derrière son volant, avec une envie de pisser, qui lui monte à la gorge.
Elle est pas belle la vie ?
Cher Alex
Je n'ai pas de mots pour commenter ton attitude.
Aussi tu comprendras que je n'en dise pas plus.
Martine
Bonjour Martine
tu as bien fait, ma femme le fait depuis longtemps sans problèmes lol
bisous de bretagne
Même chose, ma femme ne se gène pas quand il y a du monde. Et elle a raison. Je ne vois pas le problème d'ailleurs!
Quand à celui qui refuse ses toilette à une femme, je suis comme Martine: no comment! C'est odieux.
Femme Chauffeur de Bus
Oui, c'est odieux en effet.
Surtout que j'ai pris un sacré pied à faire ça.
Cette jeune femme devait avoir la vessie bien pleine et, une de ces envies de pisser.
C'est pas sympa Alex,si bien sûr ton histoire est vrai.....c'est du sadisme à l'état pur...
Moi aussi,ça m'exite à l'idée qu'une femme doive se soulager..mais jamais je ne m'y opposerais.Un peu de galanterie que diable...
commentaire sur Allez-y mesdames
Bravo Martine,
je t'approuve entierrement,
Je ne vois pas pourquoi les femmes et les filles devraient attendre,dans l'urgence,qu'un wc dame se libère,alors qu'il y a de la place dans un wc homme(puisqu'on le ferme de l'intérieur),il n'y a aucun mal...
Si il y a des files sur la routes,et que les hommes sortent se soulager sur le bas côté,pourquoi ne ferriez-vous pas de même(cachées entre deux portières)...vous n'allez quand-même pas vous retenir indéfiniment en devenir malade,ou en mouillant vos dessous...
Vous avez les mêmes droits que les hommes.
Soulagez-vous,ne souffrez pas inutilement,même si ça exite certains d' entre nous....c'est tout aussi exitant quand vous vous soulager...
amicalement
bises à vous toutes
une anecdote
Un copain me racontait,il y a quelques années..dans une boulangerie-pâtisserie de Liège,(que je connaissait très bien),la vendeuse a demandé à la patronne pour aller aux toilettes.Ca elle commençait à sentir une forte envie de pipi..la patronne,qui aimait plaisanter,lui a dit non....Vous ne me croirez pas,mais la fille s'est retenue...n'osant pas aller se soulager...Ce n'est que bien plus tard quand la patronne s'est appercue de l'état de détresse de la vendeuse,qu'elle lui a dit,je blaguait...va vite aux toilettes..
amicalement
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