Le blog pause pipi

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samedi 18 octobre 2008

Voyage dans l'autre monde, par Martine sur un dessin de PPH

l_autre_monde

Voilà deux jours que la grippe s’accrochait à moi. J’avais épuisé les ressources de notre petite armoire à pharmacie. Ne voyant pas mon état s’améliorer, je dus aller consulter un docteur.

Je lui racontai mes problèmes, entre autres qu’une toux tenace nous empêchait de dormir mon compagnon et moi. Nous devions faire chambre à part et voilà deux nuits que je ne fermais pas l’œil.

Le docteur balada son stéthoscope sur ma poitrine et mon dos, prit ma tension artérielle, posa quelques questions et déclara :

- "Comme vous n’avez qu’un peu de fièvre et que vous toussez beaucoup, j’opte pour une bonne bronchite plutôt que la grippe. On va vous arranger cela et vous permettre de dormir".

Il écrivit quelques lignes illisibles sur une ordonnance, me demanda vingt-deux euros, et me précisa :

- "Les cachets n’en prenez qu’un par jour et le soir avant de vous mettre au lit, vous allez dormir "comme un ange". Quant aux gouttes, trois fois trente par jour, elles sont diurétiques en plus d’être antibronchitiques. Soyez sur vos gardes".

Je le remerciai, rajustai mon pull, ma veste et mon écharpe et rentrai rapidement après un passage à la pharmacie.

Mon Jean-Michel m’attendait et m’accueillit avec un :

- "Alors ma grande ?"

- "Foutue !" … Dis-je en riant du mieux que je pouvais . Encore deux nuits au moins de "chambre à part" si tu veux dormir.

Après un bref compte-rendu, il y eut le dîner, la douche, un peu de télé, une bise rapide entre deux accès de toux et… Chacun dans son lit. J’avais bien pris soin d’avaler mon cachet et mes trente gouttes. Les appartements ne sont pas encore chauffés début octobre et j’étais enroulée dans ma robe de chambre et une écharpe, faute de pouvoir me chauffer près de mon homme.

----o----

Je ne sais pas depuis combien de temps je dormais, mais j’avais chaud, très chaud. Et je commençais à me dévêtir pour me retrouver en chemise de nuit légère et transparente. Je me sentis mieux dans cette tenue. Je fus même surprise de constater que je ne toussais plus. Les médicaments faisaient effet.

Mon regain de santé me donnait même l’envie d’aller faire une petite promenade, histoire de profiter du beau soleil qui éclairait le jardin public. Après tout, ma tenue n’était pas indécente. D’ailleurs, d’autres femmes se promenaient aussi en robe légère. Le soleil doux et chaud était exceptionnel et beaucoup de couples allaient et venaient dans les rues et les allées.

Je ne me souvenais pas d’avoir éprouvé un tel sentiment de bien-être. En se croisant, tout le monde se souriait. Légère, ma chemise de nuit se collait contre moi et laissait passer un peu de brise tiède qui caressait tout mon corps.

Je dors toujours cheveux dénoués et j’avais négligé de les remettre en chignon avant de sortir. Ils tombaient sur mes épaules  libres et indisciplinés.Comment était-ce possible que le mois d’octobre permettait une telle promenade ?

Tout le monde paraissait heureux. Au travers des robes légères, il était aisé de voir que la plupart des femmes portaient juste une petite culotte. Les couleurs, souvent de teinte pastel se remarquaient au travers de la transparence des chemises.

J’appréciais le moment, quand, longeant les remparts, j’aperçus deux filles qui visiblement éprouvaient le besoin de faire leur pipi. Ces deux filles étaient accompagnées de leur chevalier servant et ne leur cachaient rien de ce qu’elles faisaient.Debout, jambes justes un peu fléchies, elles laissaient couler tout doucement leur petite source en un murmure enchanteur pour le plaisir des yeux et des oreilles de leur compagnon. Ces derniers pas ingrats, avaient descendu leur petite culotte et tenaient leurs robes levées afin que ces demoiselles soient plus à l’aise  pour s’épancher.

Nullement gênées par mon arrivée près d’elles, je fus accueillie par un sourire et elles continuèrent à se laisser aller toujours aidées par leurs compagnons. Je ne sais pas si le temps s’était arrêté ou si elles freinaient leur source, mais leur pipi ne s’arrêtait pas, comme pour faire durer le plaisir de leur cavalier. Je trouvais cet abandon public terriblement érotique et poétique. À ce tableau idyllique, une envie terrible s’empara de ma vessie et je pensais :

- "Pas étonnant… Le docteur m’a dit que les gouttes augmentaient la diurèse".

Comme souvent dans de telles circonstances, j’avisais près de moi un mur tentateur qui ferait bien mon affaire. Ah ! ces gouttes… Mon envie était bien réelle.

Je m’installais face au mur, et descendis ma culotte sur mes chevilles. Mais pour tenir ma chemise levée à la taille et empêcher mon sac accroché à mon épaule de glisser, c’était une difficulté que j’avais du mal  à résoudre avec deux mains.

À l’instant où j’allais décider d’abandonner mon sac et de le poser par terre, j’entendis près de moi la voix d’un passant que je n’avais pas vu arriver.

Je ne le connaissais pas. Il était très élégant et on ne pouvait pas lui donner d’âge. Il me regardait en souriant et demanda :

- "Me permettez-vous que je vous aide, Madame ?"

Certes, je pouvais me passer de lui, mais son offre était si sympathique que je ne pouvais que l’accepter. Mon sourire valant acceptation, il releva ma chemise en la tenant à ma taille. Je disposais de mes deux mains pour tenir mon sac et, un peu penchée en arrière par habitude, un peu gênée d’abord, puis rapidement relaxée, ma petite source s’épancha sous nos yeux en éclaboussant le mur en face d’elle.

- "C’était vraiment une grosse envie…" Souligna mon bienfaiteur.

Je ne répondis pas. Je ne pouvais pas dire que c’étaient ces fichues gouttes pour mes bronches. Le flux s’arrêta pendant qu’un petit ruisseau se faufilait entre nos pieds. Mon partenaire sortit un kleenex de sa poche en disant :

- "S’il vous plait, permettez que je termine".

Accroupi devant moi, il essuya doucement et avec beaucoup d’attention les quelques gouttes égarées sur mes jambes. 

- "Vous voilà Madame, prête à reprendre votre chemin…" Dit-il en remontant avec soin ma culotte et en l’ajustant bien à l’entrejambe.

- "Merci Monsieur pour votre aide précieuse".

Et il s’éloigna aussi discrètement qu’il était arrivé. Les deux autres couples avaient aussi terminé et je les vis qui continuaient leur promenade un peu plus loin. Quelle balade magnifique je faisais !

----o----

Soudain, dans ce voyage paradisiaque, il m’arriva un doute. N’ai-je pas fait pipi dans mon lit ?

Je me réveillais brusquement, descendis du divan, tirai les draps et les couvertures, allumai la lumière et constatai que ce n’était qu’un rêve, mais qu’effectivement une terrible envie de pisser  me torturait le ventre.

Je fus vite assise sur les toilettes ne pouvant plus me retenir plus longtemps.
Évidemment, la lumière allumée, mon remue-ménage, ma course aux toilettes réveillèrent Jean-Michel.

- "Tout va bien Martine ?"

- "Oui… Oui. Ne t’inquiète pas…. Juste une petite envie".

En fait au bruit de la chute on devinait que c’était une grosse envie.

Mon Jean-Michel n’est pas jaloux. Je lui ai raconté ce nouveau passage dans l’autre monde sans doute dû au cachet pris avant de me mettre au lit pour ne pas tousser.

- "C’était un cauchemar… Pas un fantasme…" conclut-il.

Posté par YannickP à 14:11 - 16 - L'autre monde - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

TRES JOLI

Très jolie, ton histoire. Bravo.
Je te conseille cependant de raccourcir les moments ordinaires (par ex "Après un bref compte-rendu, il y eut le dîner, la douche, un peu de télé, une bise rapide entre deux accès de toux et… Chacun dans son lit")
Attention à : Comment était-ce possible que le mois d’octobre permÎT une telle promenade ?
Bisou, continue !

Posté par FRANS, dimanche 19 octobre 2008 à 06:09

Bravo MARTINE

si l'autre monde est comme çà, çà commence à me plaire, bon pas tout de suite lol
et à condition qu'on s'y retrouve docn, encore plus tard lol
merci à toi
bisous de bretagne

Posté par ODYSSEE29, dimanche 19 octobre 2008 à 10:54

Salut à tous

Déjà deux commentaires? Merci. Mais tout celà est d'aprés un dessin de Philippe. Je partage donc avec lui.
Raccourcir? Je veux bien. Mais il faut une entrée, les faits et une fin. Rien sans "préliminaires" évidemment.
Tout celà possible au mois d'octobre? Mais oui, il y a du vrai dans ce récit, et un rêve n'a pas de temps ni de saison.Je vous assure....Ma bronchite et tout et tout...c'est du vrai. Mêmela chambre à part....hélas!
Merci à vous deux et... à Philippe.
Martine

Posté par Martine, dimanche 19 octobre 2008 à 16:49

Très bien Martine!

Félicitations pour ton récit Martine, ainsi qu'au magnifique dessin de PPH! Toujours aussi doué pour bien illustrer nos aventures!
Ton récit est à la fois très poétique et réaliste Martine. En effet, que celle qui n'a jamais fait pareil rêve en étant fiévreuse lève la main...Je confesse aux lectrices et lecteurs du blog que j'ai déjà connu cette situation, mais dans certains cas, le rêve s'est un peu transformé en réalité, et au contraire de Martine, j'avais un peu fait pipi au lit...

Posté par Krys, mercredi 22 octobre 2008 à 20:53

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